Quand la haine sort de l’écran et frappe à ta porte

Hier soir, pendant mon live habituel, ça a dégénéré. Pas sur le tchat, non. Dans la vraie vie. En bas de chez moi.
Je suis en train de kiffer avec vous, comme d’habitude. Et là, j’entends des voix, plusieurs, qui gueulent mon prénom et balancent des insultes. Je reconnais immédiatement le style : les mêmes qui viennent polluer les commentaires depuis des mois, ceux qui n’ont rien compris à ce que je fais et qui passent leur vie à juger derrière leur écran.
Je vais à la fenêtre. Et je les vois. En bas de l’immeuble. Quatre, cinq mecs. Capuches, téléphones à la main, en train de filmer et de brailler comme si c’était un jeu.
Mon sang ne fait qu’un tour. J’hésite deux secondes. Descendre ? Comme d’hab’, ils sont plusieurs. Toujours la même technique : à dix contre un, ils se sentent forts. Mais là, j’en ai marre. Marre qu’on vienne empiéter sur ma vie réelle parce qu’on ne supporte pas ce que je montre en ligne.
Je prends mes couilles, je descends. Pas de peur, juste la rage froide. À peine la porte de l’immeuble franchie, je les vois qui reculent direct. Les « grands courageux » se mettent à marcher vite, à tourner au coin de la rue. Plus un mot. Plus un cri. Rien. Je remonte, je continue le live… et je les entends de nouveau, à cinquante mètres, qui reprennent leurs insultes comme si de rien n’était. Classique.
C’est toujours pareil :
- À plusieurs → ils sont des lions.
- Face à face → ils redeviennent des chats.
Je vais être très clair : Je ne fais rien de mal. Je vis ma sexualité, je la partage avec ceux qui kiffent, je gagne ma vie honnêtement. Point. Si ça te dérange, tu scrolles, tu bloques, tu changes de chaîne. Mais venir en bas de chez moi ? C’est une ligne rouge à ne pas franchir.
Oui, je me suis emporté. Oui, j’ai répondu. Et je l’assume à 100 %. Quand on vient frapper (littéralement) à ta porte parce que ton contenu dérange, tu as le droit de défendre ton espace. Ton chez-toi. Ta vie.
À tous ceux qui me soutiennent depuis le début : merci. Vous êtes des milliers à comprendre, à respecter, à kiffer sans juger. Et à ceux qui pensent que la haine virtuelle peut devenir réelle sans conséquence… La prochaine fois, je descendrai encore. Et je serai toujours seul. Vous, par contre, je ne suis pas sûr que vous viendrez sans votre petite bande.
Prenez soin de vous. Et respectez la vie des autres, putain.
Binks. Toujours debout, toujours vrai. 🔥
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